mercredi 23 mai 2007

Incidents entre supporters à Sedan


Plusieurs dizaines de supporters d'Utrecht ont pris l'habitude d'assister aux rencontres importantes de Sedan depuis l'hommage rendu par le club ardennais à David Di Tommaso, ancien joueur des deux clubs, décédé dans son sommeil en novembre 2005. Le président de Sedan Pascal Urano est lui-même intervenu pour ramener le calme. Quelques supporteurs d'Utrecht auraient été interpellés. La rencontre a eu lieu normalement (2-0). «Il est strictement inadmissible qu'une bande d'abrutis viennent perturber les choses, a réagi Pascal Urano. Quand vous avez des groupes hyper mobiles qui sont habitués à créer des soucis, on ne va pas mettre un karatéka à la place de chaque stadier, comme on ne peut pas imaginer passer un scanner cérébral à chaque abruti qui prend un billet d'entrée au stade. Ces garçons sont malheureusement habitués à se fondre dans la foule et à s'insérer dans les enceintes sportives.»L'avertissement de l'UNFP
Le Paris-SG n'exclut pas de donner suite à ces événements extraordinairement curieux, tels qu'ils sont décrits par le responsable de la sécurité du club de la capitale. «Je ne comprends pas comment des hooligans ont pu ainsi passer d'un coin du stade à un autre placé à l'opposé via la tribune de presse sans avoir été stoppés en chemin, a dit Jean-Philippe D'Hallivillée. Par ailleurs, la réaction des forces de l'ordre a été trop tardive. Il y avait des rumeurs avant le match concernant ce groupe de Hollandais affiliés à des kops de supporteurs ardennais. Un de nos stadiers a défendu nos supporteurs au péril de sa santé. Il a été hospitalisé. On saisira les autorités compétentes sur ces faits.»Ces incidents se sont déroulés juste après l'arrêt, pendant vingt minutes, du duel Saint-Étienne - Lyon (1-3), suite à des échanges de fumigènes entre tribunes. L'UNFP, le syndicat des joueurs, a réagi à ces incidents par un communiqué alarmiste. «La violence bête et gratuite s'est, à nouveau, invitée dans un stade de football. Les incidents de Saint-Étienne ont fait des joueurs les victimes indirectes d'exactions qui, si elles ne sont pas circonscrites le plus rapidement possibles, vont finir par transformer les jeux du stade en jeux du cirque. L'UNFP demande aux pousse-au-crime professionnels de se regarder en face, comme elle souhaite que la LFP prenne ses responsabilités pour protéger les joueurs car personne ne sait, aujourd'hui, où cette escalade peut mener le football français.»

Source : http://www.lequipe.fr/Football/20070303_204742Dev.html

PSG - Scène de hooliganisme en CFA


Au lendemain des incidents qui ont émaillé l'avant-match Sedan - Paris-SG (2-0), la rencontre de CFA entre l'équipe réserve du club parisien et le Red Star a été définitivement interrompue dimanche à Saint-Germain-en-Laye, dès la 7e minute, après une bagarre déclenchée dans les tribunes par trente à soixante supporters du club de la capitale. Le PSG menait pourtant 1-0.
Selon la police, qui n'a procédé à aucune interpellation, car elle est arrivée après les événements, trois personnes ont été légèrement blessées. Plusieurs témoins ont affirmé avoir reconnu des supporters des tribunes Boulogne du Parc des Princes, en fonction de leurs signes extérieurs (écharpes, vêtements...). Interrogés et cités par l'Agence France-Presse, ceux-ci décrivent une opération de violence planifiée à l'encontre des personnes sagement assises pour regarder le match. Les Boulogne Boys se seraient regroupés sur le parking, auraient lentement convergé vers les tribunes, avant de sonner la charge sous l'ordre d'un chef de meute brandissant un drapeau du Red Star. Aux cris de «Boulogne hooligans», ils auraient utilisé des tessons de bouteilles, des ceinturons et des bâtons télescopiques.
La rivalité réveillée entre Boulogne Boys et Tigris
Les joueurs du Red Star, club issu de la banlieue parisienne (Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis), ont refusé de reprendre la partie une fois partis les auteurs de l'opération coup de poing. Cette opération barbare semble être un épisode de plus dans la rivalité entre Boulogne Boys et Tigris, deux clubs de supporters rivaux qui semblaient avoir enterré la hache de guerre avec l'auto-dissolution des seconds, en début de saison. C'est la thèse du responsable de la sécurité du Paris-SG, Jean-Philippe D'Hallivilée.
Celui-ci a expliqué à l'AFP que de nombreux membres des Tigris suivaient désormais l'équipe du Red Star. «Les supporters de Boulogne sont marqués à droite, voire à l'extrême droite, et les ex-Tigris à l'extrême gauche», précise-t-il en outre. Alors que le Paris-SG est relégable pour la première fois de la saison, c'est le troisième incident impliquant des supporters ce week-end, le deuxième lié au club de la capitale.

Source: http://www.lequipe.fr/Football/20070304_162845Dev.html

Feyernood Rotterdam exclu


La commission d'appel de l'UEFA a décidé vendredi d'exclure le Feyenoord Rotterdam de la Coupe de l'UEFA pour la saison en cours. C'est la sanction infligée au club néerlandais, vainqueur du trophée il y a moins de cinq ans (et aussi en 1974), à la suite des violents incidents provoqués à Nancy par ses supporters, le 30 novembre (3-0 pour Nancy). La rencontre avait été interrompue pendant une demi-heure en raison de jets de sièges sur la pelouse, entraînant une intervention des forces de l'ordre. 500 à 600 supporters néerlandais avaient également provoqué de graves incidents en ville avant le match.
Le club néerlandais avait dans un premier temps été condamné à deux matches à huis clos avec sursis. L'amende initialement prévue (126 000 euros) a en revanche été revue de moitié, à la baisse. Le Feyenoord devait affronter les Anglais de Tottenham en février en seizième de finale. Selon l'agence de presse néerlandaise ANP, relayée par l'Agence France-Presse, Feyenoord estime le manque à gagner d'un à deux millions d'euros et se réserve le droit de porter l'affaire devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne afin de faire annuler la décision de l'UEFA.
Une verrue tenace depuis 1974
Les supporters du Feyenoord sont une verrue tenace du football européen depuis 1974, date de leurs premiers méfaits. Ils avaient été à l'origine de violents affrontements avec des supporters de... Tottenham lors de la finale retour de la Coupe de l'UEFA à Rotterdam. Il y a deux ans, le club néerlandais avait déjà été condamné à jouer un match à huis-clos après des bagarres et divers jets d'objets lors d'une rencontre de Coupe de l'UEFA face au Sporting Portugal. Le gardien portugais Ricardo avait été blessé à une oreille par un fumigène.
Malgré le rapport détaillé du délégué de l'UEFA, l'AS Nancy n'a pas été inquiétée à ce jour pour défaut d'organisation. Des voix s'étaient élevées, au lendemain du match, sur le fait que les centaines de supporters néerlandais violents avaient pu faire le déplacement, puis s'introduire dans les tribunes de Marcel-Picot. «Le préfet de police a fait une erreur en autorisant leur entrée dans le stade, avait affirmé le délégue Jaroslav Dudl à l'agence tchèque CTK. Il a eu vraisemblablement peur que (les hooligans) poursuivent leurs ravages dans les rues. Des deux maux, il a opté pour celui qui lui semblait le moindre».

Source: http://www.lequipe.fr/Football/20070119_172837Dev.html

Les solutions face à l’hooliganisme


La loi Alliot-MarieLoi N°93-1282 du 6 décembre 1993Relative à la sécurité des manifestations sportives.
Article 42.4 - Lors du déroulement ou de la retransmission en public d'une manifestation sportive, l'accès à une enceinte sportive est interdit à toute personne en état d'ivresse. Quiconque aura enfreint cette interdiction sera puni d'une amende de 600F à 50 000F.
Article 42.5 - Quiconque aura introduit ou tenté d'introduire par force ou par fraude dans une enceinte sportive lors du déroulement ou de la retransmission en public d'une manifestation sportive des boissons alcooliques sera puni d'une amende de 600F à 50 000F et/ou de 2 mois de prison.
Article 42.7 - Sera punie d'une amende de 600F à 100 000F et/ou de 2 mois à 1 an d'emprisonnement, toute personne qui, lors d'une manifestation sportive dans une enceinte sportive, aura par quelque moyen que ce soit provoqué des spectateurs à la haine ou à la violence à l'égard de l'arbitre, d'un joueur ou de toute autre personne ou groupe de personne.
Article 42.8 - L'introduction de fusées ou artifices de toute nature ainsi que l'introduction sans motif légitime de tous objets susceptibles de constituer une arme dans une enceinte sportive lors du déroulement d'une manifestation sportive est interdite. Quiconque aura tenté ou enfreint l'une ou l'autre de ces interdictions sera puni d'une amende de 600F à 100 000F et/ou de 2 mois à 3 ans d'emprisonnement.
Article 42.9 - Sera puni des peines prévues au 2ème alinéa de l'article 42.8, quiconque aura tenté ou tenté de jeter un projectile présentant un danger pour la sécurité des personnes dans une enceinte sportive lors du déroulement d'une manifestation sportive.
Article 42.10 - Sera puni de 600F à 100 000F et/ou de 2 mois à 1 an d'emprisonnement, quiconque en pénétrant sur l'aire de compétition d'une enceinte sportive, aura troublé le déroulement de la compétition ou porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens.

Source : http://hooliganisme.free.fr/accueil.htm

Le hooliganisme, priorité de l'UEFA


Priorité de Michel Platini à la tête de l'UEFA, la lutte contre la violence et le hooliganisme doit se concrétiser par «une plus étroite collaboration» entre les polices européennes. Selon William Gaillard, conseiller du nouveau président, l'UEFA entend «coopérer avec les forces de police, faire part des besoins et même participer à un début de financement».
Partant du constat que «le système actuel a montré ses limites», comme l'ont montré la mort d'un supporter lors de Paris SG-Tel Aviv en novembre et les violences de Rome-Manchester et Séville-Tottenham cette semaine, le nouveau président de l'UEFA et son équipe veulent encourager les polices d'Europe à mieux coordonner leurs actions. «Si un juge en Grande-Bretagne, même un juge local, a décidé d'interdire quelqu'un de stade, il faut qu'on le sache» dans les pays où ce supporter est susceptible de suivre son équipe, explique William Gaillard.
L'UEFA a déjà eu des échanges avec le président de la Commission européenne et tenu une réunion avec les polices de 17 pays d'Europe de l'Ouest. Un rendez-vous est pris avec Europol et une conférence est plannifiée à l'automne «avec des intervenants des mondes politique, juridique et policier, des représentants des clubs, des fédérations et même des associations légitimes de supporteurs».

Source : http://www.lequipe.fr/Football/20070408_092915Dev.html

Blatter (FIFA) suit Platini (UEFA)


La proximité entre Sepp Blatter, le président de la FIFA, et Michel Platini, son homologue de l'UEFA, permettra-t-elle une accélération de la lutte contre la violence dans le football en Europe ?«Maintenant il faut agir. Ce sera le thème du prochain congrès de la FIFA», a prévenu M. Blatter vendredi, en réponse aux propos du Français, qui avait annoncé qu'il souhaitait faire appliquer la politique de «tolérance zéro», mercredi lors d'une réunion avec les chefs de police des pays européens.«Nous avons constaté une inquiétante recrudescence des actes de violences perpétrés lors des récentes rencontres de football en Europe, à la fois dans les stades et autour, certains résultant parfois sur de tragiques pertes de vie, a expliqué M. Platini. Je prône une politique de tolérance zéro, et nous, à l'UEFA, ferons notre part du travail pour que cessent les incidents sur les terrains».

Source : http://www.lequipe.fr/Football/20070324_002443Dev.html

Violences dans le sport - Proposition adoptée


Le Sénat a adopté jeudi la proposition de loi UMP sur la prévention des violences lors des manifestations sportives. Cette loi autorise la dissolution des groupements de supporters, qui se livrent à des actes de hooliganisme dans les stades ou à l'extérieur.
Les groupes UMP, UDF et PS ont voté en faveur de ce texte. Le groupe communiste s'est abstenu. La proposition de loi prévoit la création de la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives. Elle sera composée de deux membres du Conseil d'Etat, de deux magistrats, de représentants du Comité national olympique et des fédérations sportives, ainsi que d'une personnalité nommée par le ministre des Sports et d'un représentant des ligues de sport professionnel.
Elle permet la dissolution par décret, après avis de cette commission, de «toute association ou groupement de fait ayant pour objet le soutien à une association sportive (...), dont des membres ont commis en réunion, (...) à l'occasion d'une manifestation sportive, des actes répétés constitutifs de dégradations de biens, de violence sur des personnes ou d'incitation à la haine ou à la discrimination (...)».
Ceux qui ne respecteront pas ces règles s'exposeront à des sanctions pouvant aller jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, que les sénateurs ont portées à 5 ans et 75.000 euros pour les infractions commises «à raison de l'origine de la victime, de son orientation sexuelle, de son sexe ou de son appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée».


Source : http://www.lequipe.fr/Aussi/20060518_201028Dev.html